
Poterie
Il existe plusieurs méthodes pour modeler la poterie. Les Algonquins utilisaient le plus souvent la technique du colombin, dont la première étape consiste à dégraisser l’argile en lui ajoutant du sable ou des coquillages moulus. Le dégraissage renforce l’argile en éliminant les bulles d’oxygène qu’elle renferme. Ensuite, on façonne de longs serpentins d’argile que l’on monte en spirale pour former un vase à l’envers. On place du cèdre humide à l’intérieur pour éviter que l’argile ne se dessèche. À l’aide d’un morceau de bois plat, le potier soude les colombins les uns aux autres et aplanit la surface du vase. Il peut ensuite poinçonner, graver ou mouler un motif dans l’argile encore humide. Traditionnellement, les Algonquins y étampaient un motif au moyen de ficelles et de bouts de corde. Les pièces de poterie algonquines sont souvent couronnées d’une bordure incisée à quatre créneaux.
